Philippe Baud Gestalt-thérapie

Dans quel état passez-vous vos journées ?

Nous savons assez bien dire ce que nous avons à faire. Beaucoup moins dans quel état nous le faisons. C’est pourtant cet état-là qui décide de presque tout : la même remarque d’un collègue passe très bien un jour, et fait déborder le vase le lendemain.

Cet exercice guidé vous accompagne en quatre étapes, environ trois minutes. Il ne vous analyse pas et ne pose aucun diagnostic : il vous aide à repérer ce qui vous met en tension, la façon dont votre corps le dit, et ce qui vous ferait redescendre.

Vos réponses restent sur votre appareil. Rien n’est enregistré, rien n’est envoyé, rien n’est partagé. Vous pouvez fermer cette page à tout moment.
Deux mains refermées autour d'un mug, un moment de pause
Étape 1 sur 4

Qu’est-ce qui vous met en tension, ces temps-ci ?

Ne cherchez pas le plus grave. Prenez ce qui vous vient en premier, ce à quoi vous pensez en vous réveillant ou dans les transports.

Il n’y a pas de bonne réponse. Vous pouvez en sélectionner plusieurs.

Étape 2 sur 4

Comment votre corps le dit-il ?

La tension se voit rarement dans les pensées en premier. Elle se loge dans le corps, souvent au même endroit à chaque fois. Prenez un instant pour parcourir le vôtre.

Si vous ne sentez rien de particulier, c’est une information en soi. Vous pouvez en sélectionner plusieurs.

Étape 3 sur 4

Sur une journée ordinaire, je me situe où ?

Ce baromètre va de la tension, tout en haut, à la détente, tout en bas. Posez-vous sur le cran qui ressemble le plus à vos journées de ces temps-ci — pas le meilleur jour, pas le pire.

Une seule réponse. Survolez les crans, ou parcourez-les au clavier, pour lire ce que chacun décrit.

TENSION DÉTENTE Je suis à bout Je tiens, sans savoir ce que je veux Sur le qui-vive en permanence Ça ne redescend que le soir Sous pression, mais ça redescend La tension monte, les idées restent claires De l’énergie, mais sans tension Tranquille et disponible Rien ne pèse

Tout en haut, la tension ne redescend jamais. Tout en bas, plus rien ne pèse. La plupart des journées se passent entre les deux.

Étape 4 sur 4

Qu’est-ce qui vous ferait redescendre ?

Pas ce qui serait raisonnable : ce qui vous soulagerait vraiment. Les propositions sont rangées en deux colonnes, et rien n’oblige à en choisir dans les deux.

Vous pouvez en sélectionner plusieurs, dans l’une ou l’autre liste.

Du côté des autres

Du côté de vous

Ce que vous venez de formuler

Voici votre phrase, dans les mots que vous avez choisis. Relisez-la à voix haute si vous le pouvez.

Un mot en particulier pour vous. Vous venez de vous situer tout en haut du baromètre. Quand la tension occupe le quotidien à ce point, la traverser sans personne à qui le dire est difficile — et ce n’est pas une question de volonté. En parler à un professionnel, à votre médecin traitant ou à un proche de confiance change souvent beaucoup de choses.

Ce sur quoi vous venez de vous placer porte un nom en Gestalt-thérapie : le baromètre du stress. Il a trois zones, et le repère indique la vôtre.

Le baromètre du stress : le rouge en haut, le bleu au milieu, le vert en bas, avec le repère de votre réponse
Le rougele stress s’installe. On n’est plus centré : on dit des choses qu’on ne pensait pas, on ne sait plus ce dont on a besoin.
Le bleula tension est là, modérée. Elle mobilise, les idées restent claires, et on peut encore redescendre.
Le vertla détente. On a accès à ses ressources — et on peut mobiliser beaucoup d’énergie sans se tendre.

Un mot sur ce vert, parce qu’il surprend : en Gestalt-thérapie, on ne parle pas de « bon stress ». Le stress reste du stress. Ce que l’on appelle d’ordinaire le bon stress, la Gestalt l’appelle la mobilisation de l’énergie — et cette mobilisation peut se faire dans le vert. On peut travailler, s’engager, donner beaucoup, sans être tendu. Pour qui vit depuis longtemps dans le rouge, c’est souvent une idée neuve.

De là vient une observation qui déroute : dans le rouge, il n’y a pas de réponse. Quand la tension est haute, on n’est plus en contact avec ce dont on a besoin ; on prend des décisions qu’on regrette le soir même. Les réponses se trouvent dans le bleu et dans le vert, jamais dans le rouge — ce qui explique pourquoi tourner et retourner un problème en pleine tension n’avance à rien.

Pour redescendre, la Gestalt décrit deux chemins, exactement ceux que vous venez de cocher. Agir au contact : parler, demander, poser une limite, dire non. Et agir sur son intérieur : ralentir, respirer, dormir, se remettre dans son axe. La plupart des gens en ont un des deux qui leur est familier, et l’autre presque inconnu. Une thérapie consiste à apprendre à emprunter celui qu’on n’emprunte jamais.

Vous pouvez refaire cet exercice dans quelques jours. Ce qui est instructif n’est pas tant le résultat que la variation : ce qui revient à chaque fois, ce qui se déplace, ce qui reste sans nom. Si le mot qui vous vient tient plutôt de l’inquiétude, ce qui distingue le stress, l’anxiété et l’angoisse est précisé ici ; et si vous butez justement sur ce qui reste sans nom, un autre exercice aide à mettre des mots sur ce que vous ressentez.

EN PARLER

Un premier rendez-vous, sans engagement

Au cabinet à Vincennes ou en visio →. Prenons le temps de faire connaissance et de voir ce qui vous amène.

Prenez RDV

Cet exercice est un support de prise de conscience personnelle. Il ne constitue ni un test psychologique, ni un diagnostic, ni un avis médical, et ne remplace pas un accompagnement thérapeutique. Si vous traversez une période difficile, parlez-en à un professionnel de santé.