Sur quoi avez-vous vraiment prise ?
On dit volontiers « j’ai du stress au travail », comme on parlerait de la météo. C’est rarement toute l’histoire. Dans ce qui pèse, il y a presque toujours une part qui nous échappe complètement, une part qui se négocie, et une part qui ne dépend que de nous — et on ne les distingue pas souvent.
Cet exercice guidé vous accompagne en trois étapes, environ trois minutes. Il ne vous analyse pas et ne pose aucun diagnostic : il vous aide à trier ce qui pèse en ce moment, et à voir ce qui reste à votre portée.
Qu’est-ce qui pèse, en ce moment ?
Prenez ce qui occupe vraiment votre tête ces temps-ci. Pas le plus grave dans l’absolu : le plus présent pour vous.
Trois choix au maximum. Moins, c’est très bien aussi — le tri est plus parlant quand il porte sur peu de choses.
Aucun choix pour l’instant.
Où placez-vous chacune de ces choses ?
Au centre, vos pensées et vos choix. Autour, ce qui se joue entre vous et l’autre. Tout au bord, ce qui ne dépend pas de vous.
Il n’y a pas de bon placement. Mettez chaque chose là où vous avez spontanément envie de la mettre — c’est ce mouvement-là qui est instructif, pas le résultat.
Alors, qu’est-ce qui peut bouger ?
Deux questions, selon ce que vous venez de placer. Répondez à celle qui vous parle — ou aux deux.
Vous pouvez en sélectionner plusieurs, dans l’une ou l’autre liste.
Pour ce qui est à votre portée
Pour ce qui ne dépend pas de vous
Ce que vous venez de trier
Voici votre phrase, dans les mots que vous avez choisis. Relisez-la à voix haute si vous le pouvez.
Un mot en particulier pour vous. Vous avez tout placé hors de votre portée. Cela arrive, et ce n’est pas un défaut de lucidité : quand la fatigue s’installe, la zone où l’on peut agir se réduit jusqu’à sembler disparaître. C’est difficile à traverser sans personne à qui le dire. En parler à un professionnel, à votre médecin traitant ou à un proche de confiance change souvent beaucoup de choses.
Ce que vous venez de faire porte un nom en Gestalt-thérapie : les trois zones d’influence. On les représente comme des cercles emboîtés, aux contours volontairement en pointillés — rien n’est étanche.
Le premier déplacement que produit ce tri est un changement de formulation. « J’ai du stress dans mon travail » est une phrase de spectateur : le stress arrive, on le subit. « J’ai des stresseurs, et le stress est ma réponse » est une autre phrase — et sur cette réponse-là, on peut agir.
Il y a deux façons de se tromper de zone, et elles sont aussi coûteuses l’une que l’autre. Croire qu’on contrôle ce qui se partage : je décide de déménager, point — et je m’épuise contre une porte qui ne s’ouvrira pas, parce que je suis moins solide que la porte. Et croire qu’on n’a d’influence sur rien, que tout se joue ailleurs et sans nous. Regardez votre schéma sans le juger : il dit peut-être quelque chose de l’une ou de l’autre.
Quand quelque chose tombe dans votre zone, quatre leviers existent, et on les nomme dans cet ordre : ce que je fais, ce que je dis, mes comportements, mes croyances. Le dernier est le plus lent et souvent le plus décisif. Et quand quelque chose n’y tombe pas, il reste l’acceptation — qui ne veut pas dire être d’accord, et qui ne se fait pas d’un coup : par petits pas, un morceau après l’autre. Elle n’est pas une résignation, elle fait de la place pour autre chose.
Vous pouvez refaire cet exercice dans quelques semaines avec les mêmes trois choses. Ce qui est instructif n’est pas tant le placement que le déplacement : ce qui a glissé vers le centre, ce qui n’a pas bougé.
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Un premier rendez-vous, sans engagement
Au cabinet à Vincennes ou en visio →. Prenons le temps de faire connaissance et de voir ce qui vous amène.
Prenez RDVCet exercice est un support de prise de conscience personnelle. Il ne constitue ni un test psychologique, ni un diagnostic, ni un avis médical, et ne remplace pas un accompagnement thérapeutique. Si vous traversez une période difficile, parlez-en à un professionnel de santé.